Bourse/Finance
Crédit immobilier : stabilisation du marché après les turbulences
Le marché du crédit immobilier semble avoir trouvé un nouvel équilibre en ce début d'année 2026. Après des mois de turbulences marqués par la flambée des taux et le recul des volumes de transactions, la situation s'est progressivement stabilisée.
Selon Vousfinancer, réseau de courtiers en crédit immobilier, janvier a été marqué par une légère remontée des taux pratiqués, avec une hausse généralisée de 5 centièmes. Les acquéreurs ont ainsi pu bénéficier de taux pouvant atteindre 2,95 % sur 15 ans, 3,05 % sur 20 ans et 3,15 % sur 25 ans.
L'offre et la demande se réalignent progressivement, tandis que les volumes de transactions repartent à la hausse, portés par des acquéreurs plus sélectifs. Les prix évoluent désormais à un rythme proche de l'inflation.
Si les fortes baisses de taux appartiennent désormais au passé (43 % des Français estiment d'ailleurs qu'ils resteront stables en 2026, selon une étude récente), le contexte actuel demeure propice à la réalisation des projets immobiliers, dans un environnement plus prévisible et lisible.
Malgré une légère hausse, les taux de crédit restent à des niveaux encore attractifs au regard des pics atteints en 2023-2024. Pour les emprunteurs dont le projet est mûr et le dossier solide, la période actuelle apparaît donc comme une fenêtre d'opportunité, avant un éventuel retour des taux vers le haut de la fourchette prévue.
Les banques restent engagées auprès des primo-accédants
Les banques maintiennent leur engagement aux côtés des primo-accédants, avec le maintien en 2026 d'offres spécifiques : prêts complémentaires à taux zéro ou fortement bonifiés, pouvant aller jusqu'à 20 000-25 000 euros en supplément du PTZ, parfois avec frais de dossier réduits ou offerts, ainsi que des enveloppes "coup de pouce" autour de 10 % du montant emprunté. Ces mécanismes, cumulables avec les prêts aidés (PTZ, PAS, Action Logement), contribuent à sécuriser les plans de financement des ménages modestes et des jeunes accédants malgré des taux de marché installés sur un plateau haut.
Le pouvoir d'achat immobilier s'effrite légèrement
Conséquence de la légère hausse des taux et de la fin de la baisse des prix, le pouvoir d'achat immobilier recule légèrement. Sur un an, pour un emprunt avec une mensualité de 1 000 euros sur 25 ans, toutes les grandes villes connaissent une légère baisse, en majorité comprise entre -0,34 m² à Bordeaux et -1,84 m² à Rennes. En dehors de cette fourchette, Lyon affiche un recul de -2,73 m² et surtout, les Rémois perdent une pièce avec 10,04 m².
En somme, le marché immobilier semble avoir trouvé un nouvel équilibre après une période d'ajustement. Si les fortes baisses de taux appartiennent au passé, le contexte actuel reste propice aux projets immobiliers dans un environnement plus stable.